
Le 4 février 2026, les partenaires du projet LATI se sont réunis à l’Hotel am Triller à Sarrebruck pour le premier Comité d’accompagnement (COMAC) du projet.
Cette rencontre annuelle a constitué une étape importante après dix mois de mise en œuvre, permettant de présenter les premiers résultats obtenus, d’échanger avec les représentants du programme Interreg Grande Région et de définir les perspectives pour l’année à venir.
Porté par l’Université de la Grande Région dans le cadre du programme Interreg Grande Région, LATI vise à renforcer la gouvernance de la coopération transfrontalière en développant des outils, des méthodes et des espaces de dialogue au service de l’aménagement du territoire à l’échelle de la Grande Région.
Un projet qui avance conformément aux objectifs
À l’issue de cette première année de travail, le constat partagé est particulièrement positif. Les représentants du programme Interreg Grande Région ont souligné la bonne progression du projet, réalisée dans le respect du calendrier et du budget prévus. Les échanges menés lors du COMAC ont permis de présenter l’état d’avancement des différents modules de travail, de répondre aux questions des membres du comité et de confirmer la pertinence des orientations retenues.
Sur le plan financier, les dépenses et la consommation budgétaire suivent les prévisions établies. Malgré certains ajustements organisationnels et quelques reports d’activités, principalement liés à des contraintes administratives ou méthodologiques, le projet reste pleinement conforme à sa feuille de route.

Des avancées concrètes dans l’ensemble des modules de travail
Les partenaires ont présenté les premiers résultats du Module de travail 1 consacré à la boîte à outils du développement territorial. Parmi les réalisations majeures figure l’élaboration d’un compendium de planification pour la Grande Région, actuellement en phase de finalisation. Ce travail s’appuie sur une analyse comparative des systèmes de planification des différentes sous-régions et servira de référence pour les acteurs de l’aménagement du territoire. En parallèle, la création d’un glossaire multilingue est en cours afin de faciliter la compréhension des terminologies utilisées dans les différents contextes nationaux et régionaux. Les partenaires travaillent également au développement d’un portail de connaissances ainsi qu’à un concept de chatbot basé sur l’intelligence artificielle.
Le Module de travail 2, consacré aux laboratoires vivants, a permis la réalisation du premier Living Lab sur la thématique du Zéro Artificialisation Nette (ZAN). Organisé à Esch-sur-Alzette, cet événement a réuni citoyens et professionnels de l’aménagement autour d’activités participatives favorisant la sensibilisation aux enjeux de la consommation des sols. Les enseignements tirés de cette première expérience alimentent déjà la préparation des prochains laboratoires. Les partenaires ont également rappelé le succès du Forum Grande Région consacré à l’adaptation au changement climatique, qui a rassemblé près de 70 participants à Arlon.
Le Module de travail 3 poursuit quant à lui ses activités de recherche et de formation. Des enquêtes ont été lancées afin d’identifier les besoins des professionnels et des étudiants en matière de formation continue en aménagement du territoire. Les travaux préparatoires relatifs aux promenades au sol, aux futurs MOOCs et au développement d’un jeu de simulation consacré aux cultures de planification progressent également conformément au calendrier du projet.
Le plurilinguisme au cœur de la coopération transfrontalière
L’un des temps forts de la journée a été l’atelier consacré à la communication plurilingue, thématique portée par le Module de travail 4. Véritable fil conducteur du projet LATI, ce module accompagne les partenaires dans la gestion des défis liés au travail collaboratif dans un environnement multilingue.
Les premiers travaux ont permis de dresser un état des lieux des compétences linguistiques de l’équipe projet, révélant la présence de onze langues pratiquées et six langues maternelles différentes. Cette diversité constitue une richesse, mais implique également la mise en place de stratégies adaptées afin de garantir une communication efficace entre partenaires et avec les publics concernés.
L’atelier organisé à l’occasion du COMAC a sensibilisé les participants à ces enjeux et a contribué à renforcer la réflexion collective sur les pratiques linguistiques et interculturelles au sein du projet.

Construire des réseaux d’expertise pour l’avenir
Le Comité d’accompagnement a également permis de faire le point sur la mise en place du comité d’experts du projet, présenté dans le cadre du Module de travail 5. Composé de 23 spécialistes issus de l’ensemble des territoires de la Grande Région, ce réseau a pour mission d’accompagner LATI dans l’élaboration de recommandations et le transfert des résultats vers les acteurs de terrain.
Les travaux préparatoires à la première réunion en présentiel, prévue à Metz en mai 2026, sont actuellement en cours. Les réflexions porteront notamment sur les enjeux liés au Zéro Artificialisation Nette, à la mobilité et à l’adaptation des territoires aux défis environnementaux.
Préparer dès aujourd’hui la pérennisation de LATI
Au-delà du suivi opérationnel, la journée s’est conclue par un comité de pilotage consacré à plusieurs questions stratégiques. Les partenaires ont notamment engagé une réflexion approfondie sur la pérennisation du projet au-delà de son échéance prévue en mars 2028.
Cette question apparaît d’ores et déjà comme un enjeu majeur. Les outils développés, les réseaux créés et les connaissances produites dans le cadre de LATI ont vocation à s’inscrire durablement dans les pratiques de coopération territoriale de la Grande Région. Les discussions engagées permettront d’identifier les modalités les plus adaptées pour assurer la continuité et la valorisation des résultats du projet dans les années à venir.
Ce premier Comité d’accompagnement confirme ainsi la dynamique positive de LATI. Grâce à l’engagement de l’ensemble des partenaires et au soutien du programme Interreg Grande Région, le projet dispose aujourd’hui de bases solides pour poursuivre son développement et contribuer durablement à une gouvernance territoriale transfrontalière plus intégrée, innovante et collaborative.


